Le site de campagne de Gabriel Bellocq

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13 février 2011

Le logement pour tous : une priorité des élus dacquois


Le logement pour tous : une priorité des élus dacquois

Dans une commune il y deux façons de mener une politique de l’habitat. La première, la politique du «laisser faire», est de ne pas se soucier des réels besoins de la population, de nier les réalités démographiques et sociologiques de la ville et de l’abandonner aux promoteurs privés tout en délaissant le logement HLM. C’était la politique menée par l’équipe municipale précédente, de 1995 à 2008.

La seconde est au contraire de prendre en compte les réels besoins et les demandes des habitants, et d’avoir l’ambition du logement pour tous. C’est faire en sorte que celui ou celle qui souhaite vivre à Dax, quelle que soit sa situation économique, familiale, quel que soit son âge ou son état de santé, trouve une solution adaptée dans notre ville.

C’est la politique de l’habitat engagée dès 2008 par les élus de la majorité à l’intention des Dacquois et des futurs Dacquois dont on sait que les 3/4 sont éligibles à un logement social. Cette politique permet également de contrôler la spéculation immobilière tout en accroissant les réserves foncières de la ville.

Une politique ambitieuse

C’est un programme ambitieux qui porte sur la réalisation de logements sociaux en locatif et en accession sociale à la propriété ; un programme qui concerne la réhabilitation de la totalité du parc HLM et de nombreux logements privés vétustes.

Quelques exemples concrets :

- 20 millions d’euros pour la remise en état de l’ensemble du parc trop longtemps laissé à l’abandon : réhabilitation complète du Pouy, 500 chaudières pour l’ensemble des logements, nouveaux ascenseurs, fenêtres en double vitrage.

- l’éco-quartier du Mousse (Saubagnacq) : construction de 80 logements sociaux éco-responsables dont 20 seront proposés en accession sociale à la propriété, et qui seront livrés en 2012. Ce projet débutera au printemps et sera à la pointe de l’innovation en matière de développement durable.

La section socialiste de Dax se félicite de ce choix politique pour qu’enfin vivre à Dax dans des conditions dignes et décentes soit accessible au plus grand nombre. C’est un droit pour chacun. C’est un devoir pour les élus.


Interview de FRANCIS CABANAC

Interview de FRANCIS CABANAC

Président du Comité Départemental du Secours Populaire, Président du Comité de Dax et sa région.

Francis Cabanac, pour informer les Dacquois, parlez-nous de la précarité à Dax ?

Un des gros problèmes à Dax est le logement privé, notamment dans le centre et l’avenue Vincent de Paul. Ces appartements, à loyers subventionnés pour des personnes démunies, sont dans un état de grande vétusté, et voient arriver de plus en plus de jeunes en déshérence.

Le Plan de Rénovation Urbaine, engagé par la Ville et impliquant les propriétaires, apporte-t-il une amélioration ?

Oui, c’est vrai, les premiers effets commencent à se faire sentir. La Ville a aussi traité la question de l’accueil de jour des SDF, mais on rencontre maintenant de plus en plus de plus de gens en situation de solitude, notamment des jeunes qui, avant 25 ans, n’ont droit à aucune aide. Plus rare mais malheureusement réel, on voit arriver quelques familles avec enfants.

Y a-t-il d’autres populations touchées ?

Oh oui ! On voit arriver maintenant, et c’est grave, des retraités, nouveaux ou anciens, qui n’ont plus les moyens de vivre. De même des gens qui travaillent mais dont les salaires ne leur permettent pas de manger et de se loger. Avec le problème du coût des véhicules, ce n’est pas la peine de faire un contrat de huit jours à trente kilomètres de Dax car il sert à payer la voiture mais pas à manger. «Nous essayons de leur redonner l’estime d’eux mêmes»

On pense toujours que cela n’arrive qu’aux autres. Qui peut être touché?

Tout le monde ! Après un accident du travail, par exemple. On a eu l’an dernier deux chefs d’entreprise et un cadre. Et quand on tombe dans le chaudron de la précarité, la chute est terrible.

A côté de l’aide matérielle, que peut-on leur apporter ?

Beaucoup sont «verrouillés» dans le fatalisme et s’enferment dans la précarité quotidienne. Ce n’est pas évident de venir demander de l’aide. Il serait utile de leur proposer un deal : notre aide contre une recherche de travail ou des stages de gestion (ateliers de cuisine familiale, par exemple). On voit trop de gens qui ne savent pas gérer leur budget ni même se faire correctement à manger… Egalement, l’accès à la culture, facilité entre autre par les spectacles offerts par le Conservatoire Municipal de Musique. Par la mise à disposition de places cinéma à tarif très réduit, nous essayons avec le Secours Populaire de leur redonner l’estime d’eux-mêmes.

Une politique sportive cohérente

Une politique sportive cohérente

Nos convictions nous portent vers la recherche de l’épanouissement individuel au sein des valeurs collectives véhiculées notamment par le sport. L’équipe municipale a pleinement pris conscience de l'enjeu de la pratique sportive qui représente dans notre société une source de plaisir, de convivialité et de cohésion sociale. Dax est une ville sportive. Dax aime le sport.

Le feu vert a été donné le 30 septembre dernier au groupement USD-VINCI pour la construction du nouveau stade Maurice Boyau. La solution retenue ne coûtera pas un centime aux Dacquois, bien au contraire, car le contrat prévoit une redevance annuelle versée par le groupe à la Ville.

Cette réalisation s’intègrera dans le projet plus ambitieux que nous avions annoncé dans le programme électoral « Mieux vivre Dax ». Adossée à un équipement dédié à une activité commerciale de moyennes surfaces et à des entreprises tertiaires, elle sera un lien, parallèlement à l’avenue Georges Clémenceau, entre les grandes surfaces de St Pierre et le centre-ville. Un lien et un lieu de vie que la précédente municipalité voulait déshumaniser en excentrant le stade et en voulant créer un centre démesuré, projet désavoué par les urnes.

Un nouveau pôle sportif dédié à l’athlétisme, à la pelote et au grand jeu

Mais le sport est l’affaire de tous et si un club professionnel de rugby mérite un écrin digne de sa notoriété et des exigences de la modernité, le sport amateur doit se voir offrir des équipements diversifiés, modernes et adaptés. C’est le sens du nouveau pôle sportif qui sera réalisé par la Ville à Saubagnacq. Dédié à l’athlétisme, à la pelote et au grand jeu, et sur le point d’être finalisé, ce projet sera réalisé avec l’aide substantielle des collectivités territoriales, Communauté d’Agglomération, Conseil Général et Conseil Régional, soulignant ainsi l’importance vitale de ces instances que le pouvoir actuel a décidé d’asphyxier en limitant leurs compétences et leurs ressources.

Un accès à tous, quelle que soit sa situation sociale

Vivre ensemble est l’essence même d’une société. Le sport, individuel ou collectif, est un ressort de la vie associative. C’est avec satisfaction que nous voyons la politique de la ville de Dax produire ses efforts en ce sens. Les socialistes dacquois restent attentifs et encouragent cette action qui se place dans le cadre plus global de l’accès à tous, quelle que soit sa situation sociale, au sport, à la culture et aux loisirs. De plus en plus d’habitants de notre ville se voient, dans l’action menée, offrir des possibilités de divertissements qu’ils pensaient inaccessibles.

Les Hommes ne peuvent s’épanouir que lorsque tous peuvent à leur mesure trouver un certain bonheur individuel et collectif. Dans un esprit de justice et de mixité sociales, mises à mal par la politique libérale de nos gouvernants, la ville de Dax se fait un devoir d’assurer à ses habitants les moyens de concrétiser leurs aspirations à un mieux être, à un mieux-vivre. Nous en sommes fiers.

Philippe Duchesne

Tous sur le pont

Tous sur le pont

Le 1er décembre dernier, les élus du Grand Dax ont voté, à l’unanimité (moins une abstention) la construction d’un pont surplombant la voie ferrée et reliant Dax à Saint-Paul-lès-Dax.

Cet investissement de 15 millions d’euros sera entièrement financé par le Grand Dax.

Il s’agit de la première phase du projet de franchissement central de l’agglomération qui, à terme, permettra d’accéder au centre ville et au sud de Dax dans des conditions de circulation optimales.

Cette décision a été prise après 15 ans de tergiversations et de querelles stériles. Dès 1997, les flux de véhicules avaient été étudiés et le Grand Dax avait proposé plusieurs hypothèses de franchissement de l’Adour.

A l’époque, la droite dacquoise s’était drapée dans une opposition systématique et avait toujours bloqué tout projet de franchissement de l’Adour en cœur d’agglomération, pénalisant ainsi le commerce, l’économie locale et empêchant toute perspective de développement du centre ville et du sud de l’agglomération.

Ce projet vient compléter celui dont le Conseil Général a entrepris la réalisation pour le contournement Est de Dax. Cette voie de 6,5 kilomètres permettra de relier directement Dax et les communes du sud de l’agglomération à la Route Départementale 824. La première pierre de ce chantier, dont le démarrage a été retardé par le vote de la loi sur l’eau, a été posée en octobre dernier. Ce grand chantier se chiffre à plus de 30 millions d’euros, intégralement pris en charge par le Conseil Général des Landes.

Les difficultés de circulation rencontrées aujourd’hui sont la conséquence de l’inertie de l’ancienne équipe municipale, qui considérait que de nouvelles voies de circulation allaient faire fuir les dacquois ! En 2008, à l’occasion des élections municipales, Gabriel Bellocq et son équipe s’étaient engagés, sur ce dossier comme sur d’autres, à renouer le dialogue avec l’agglomération et à relancer les dossiers au point mort.

Aujourd’hui, les socialistes se félicitent de constater que parole a été tenue et que sur ce sujet comme sur d’autres, de grands pas en avant ont été faits !

AU DELA DES ALIBIS, QUEL EST LE VRAI PROJET DE LA DROITE POUR L’ECOLE ?

AU DELA DES ALIBIS, QUEL EST LE VRAI PROJET DE LA DROITE POUR L’ECOLE ?

La politique de la droite pour l’éducation, tout le monde la connaît, démantèlement des filières, réduction des moyens, destruction des emplois, disparition des dispositifs d’accompagnement et d’aide comme les ZEP au profit de bourses au mérite et d’établissements «ambition réussite» pour une minorité, replâtrage homéopathique comme le socle commun, attaques sans précédents contre la formation des enseignants avec la mastérisation et le disparition des IUFM, etc...

Un démantèlement en douceur qui lèguera des pans entiers de l’éducation au marché

Pour justifier ces coupes sombres et les prétendus sacrifices, la droite ne manque pas d’alibis. Tantôt, elle invoque l’état des finances publiques, d’autres fois les effectifs en baisse, quand ce n’est pas le salut public puisque tout le monde sait que quand l’école ne remplit pas sa mission, le meilleur remède est de lui couper les vivres…

On parle bien ici de prétextes et d’alibis car la droite n’improvise pas, elle sait où elle va et elle sait quel sort elle réserve à l’école de la république : un démantèlement en douceur qui lèguera des pans entiers (les plus rentables) au marché !

Depuis 1995, la droite sait ce qu’il ne faut pas faire : attaquer tout le monde en même temps, c’est la défaite assurée !

Alors, comme pour les retraites, le démantèlement de l’école se fait progressivement, par petits bouts, pour éviter de réveiller le mammouth : un jour, on s’attaque aux conseillers d’orientation psychologues, le lendemain aux personnels de vie scolaire, ensuite c’est le tour des infirmières et des assistantes sociales scolaires, puis les agents… Plus tard viendra le tour de l’université (régionalisation, mastérisation), du lycée professionnel (réforme du Bac Pro 3 ans),du lycée général (programmes allégés, disparition des filières technologiques), celui du collège (socle commun), de l’école primaire (déscolarisation des moins de deux ans, disparition des RASED). Dans le même temps, on démantèle les IUFM, privant les futurs enseignants d’une formation correcte, on substitue aux professeurs titulaires remplaçants des enseignants vacataires et contractuels sans expérience mais surtout très peu payés, on ne remplace qu’un départ à la retraite sur deux (- 80.000 enseignants depuis 2005). Les conséquences dans les Landes sont par exemple pour ce mois de janvier plus de quarante classes de primaire sans enseignant.

Pour réussir ce tour de force, la droite a eu recours à une stratégie connue :

- Décloisonner les « réformes » pour éviter d’attaquer un front syndical uni.

- Fragiliser les statuts des personnels pour les rendre précaires : salaire au mérite, autoformation, gel des rémunérations, remise en cause du statut de la fonction publique.

- Détricoter l’offre de formation, surtout en lycée professionnel, pour couper les enseignements du tissu industriel.

- Réduire les moyens tout en augmentant le nombre d’élèves par classe, ce qui entraîne une compétition entre établissements.

16 000 emplois supprimés en 2011

C’est en trichant avec le vocabulaire que la droite espère convaincre. En effet elle réussi à imposer sa terminologie. Ainsi la réalité du «Plan social gouvernemental» a été remplacée par le très consensuel «Non remplacement d’un départ à la retraite sur deux» ; la casse des services publics par l’admirable «réforme» ; le désengagement de l’état par «l’autonomie des établissements» ; la résignation au savoir minimum par «le socle commun», le manque chronique de moyens dans les établissements par «réduction de la dépense publique».

En huit ans, la droite a tranché dans le vif mais cela ne lui suffit pas, elle veut achever la bête. C’est le sens des 16.000 emplois supprimés dans le projet de loi de finances 2011 ; c’est le sens aussi du silence gêné de notre président lors de ses vœux à la nation.

Lotfi Midouni

8 février 2011

Le Vrai Miracle Tunisien

Pendant des décennies, on nous a fait miroiter le miracle tunisien : une économie florissante, une croissance continue et un bouclier contre l’islamisme.

En visite à Tunis en juillet 2007 Sarkozy disait déjà : « Il y a indéniablement une certaine forme de réussite économique tunisienne depuis la fin des années 1980, avec une croissance toujours supérieure à 5 %, […] On ne peut pas condamner un pays qui réussit son développement économique et lutte efficacement contre le terrorisme […]. Et l'on ne se pose jamais la question de savoir où en seraient les droits de l'homme en Tunisie si les islamistes avaient pris le pouvoir »

Personne ne voulait voir l’envers du décor jusqu’à ce 14 janvier 2011 où le peuple tunisien réussit au bout de quatre semaines de manifestations à bouter le dictateur hors du pays et réalisa « le Vrai Miracle Tunisien ».

Mais ce qui suscite l’admiration de tous aujourd’hui, c’est la maturité de ce peuple que récemment encore on traitait de pleutre ! Voici un peuple éduqué, cultivé, conscient des enjeux de sa révolution et des dangers qui la menacent !

Un peuple déterminé à conserver la main sur son destin et qui continue encore aujourd’hui à rester mobilisé, sourd aux sirènes de ceux qui appellent à la responsabilité et à la modération pour ne pas froisser les milieux économiques mondiaux.

Nous devons, aujourd’hui plus qu’hier, être solidaires avec cette « révolution pour la liberté » car ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur sont nombreux et puissants !

Aujourd’hui, nous sommes tous tunisiens !

Lotfi Midouni